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De mère en fille

Réalisé par Anne Claire Poirier
Canada, 1968 (documentaire, 75 minutes, noir et blanc, français)
Autre titre : « Mother-to-Be »
De mère en fille
Photo © Office national du film du Canada

Description du film :
« La femme peut-elle se réaliser entièrement comme être humain tout en acceptant le plus difficile partage d'elle-même qu'implique la maternité? Tourné durant une grossesse réelle, basé sur le journal que la réalisatrice a elle-même tenu pendant l'une de ses grossesses, ce film montre le corps de la femme enceinte, révèle ses émotions et ses angoisses. Il éclaire de l'intérieur l'itinéraire suivi par la femme à chaque étape de cet événement capital de sa vie. Il enquête ensuite jusque dans les garderies d'État de Tchécoslovaquie à la recherche des solutions qui pourraient permettre à la femme d'être aussi bien une épouse, une mère et un être humain autonome. Le premier long métrage de femme au Québec, réalisé en 1967, à la veille de la grande prise de conscience féministe. »
-- Office national du film du Canada (source)

Générique (partiel) :
Scénario : Michèle Lalonde, Anne Claire Poirier
Produit par : Guy L. Coté
Participants : Liette Desjardins, Clément Desjardins, Josée Desjardins, Francis Desjardins, Monique Chabot, Hubert Loiselle, Victor Désy, Lise Fortier, Vladimir Brotaneck
Images : Jean Claude Labrecque, François Séguillon
Montage images : Marc Hébert
Musique : Pierre F. Brault
Société de production : Office national du film du Canada / National Film Board of Canada
(sources)

Notes sur De mère en fille

(sources)

Citation de la réalisatrice

« Le sujet même du film [De mère en fille], la nécessité de le faire, sont nés de la naissance de mes deux enfants. Et d'une forme de conflit que je voyais naître dans ma vie : la réalité familiale et la réalité professionnelle. »
-- Anne Claire Poirier (source)

Citations sur De mère en fille

« Dimanche, le 29 septembre, les téléspectateurs de Radio-Canada auront l'avantage de voir, en grande première, un long métrage d'Anne Claire Poirier, De mère en fille. On a même consenti à déplacer le bulletin de nouvelles qui passera à 10 h 30 au lieu de 11 h, afin de permettre aux adultes de voir ce film-choc en toute liberté. De prime abord, le sujet de ce film n'est pas tellement nouveau. La maternité, événement capital dans la vie d'une femme, soit, est tout de même un sujet qui a été exploité. Et l'accouchement, auquel nous assistons, a fait l'objet de quelques films déjà. Seulement, nous n'avions pas jusqu'à présent pénétré aussi intimement dans la vie d'un couple. Et qui plus est, d'un couple connu, puisqu'il s'agit de Liette et Clément Desjardins, et de leurs deux enfants, Josée et Francis. De mère en fille nous plonge au coeur des problèmes de la femme actuelle. Le changement qui s'opère en elle, conséquemment à ses maternités, ainsi que dans sa vie quotidienne. »
-- Noëlla Desjardins (source)

« Ce sont trois mères qui ont contribué à réaliser ce très beau film de l'Office national du film. Anne-Claire Poirier, qui en est la scénariste et metteur en scène, s'est servie de son journal, rédigé lors de sa deuxième maternité et déjà présenté à la radio de Radio-Canada. Michèle Lalonde a écrit les commentaires et les dialogues. Liette Desjardins s'est prêtée à jouer, en compagnie de son mari et de sa fille et dans le décor de sa maison, le personnage de la future maman. »
-- Le Devoir (source)

« On a fait beaucoup de bruit, ces derniers temps, autour du film De mère en fille, réalisé à l'ONF par Anne Claire Poirier, et présenté à la télévision de Radio-Canada dimanche le 29 septembre. [...] De mère en fille n'est pas un 'mauvais' film. Mais la quantité d'éloges, et surtout les significations et les prolongements que trop de commentateurs et de journalistes lui ont prêtés, me paraissent bien abusifs. [...] De mère en fille est d'abord une effusion toute narcissique (bien naturelle, je l'accorde volontiers à l'auteur et à l'interprète, pour avoir vécu la meme expérience récemment), à l'occasion d'une seconde maternité; et le besoin de communiquer cette expérience au plus grand nombre. Mais on a tout montré, tout dit au cinéma de ce qu'on pouvait montrer, et dire de cette expérience, sublime il est vrai, mais millénaire et quotidienne, et d'ailleurs incommunicable, aussi incommunicable que l'expérience de mourir, si on en revenait! Je ne vois pas ce que le film de l'ONF apporte de nouveau à cet égard. »
-- Michèle Favreau (source)

« De mère en fille [...] exposait les peurs et les angoisses d'une femme enceinte qui se sentait dépossédée de son propre corps et qui refusait de laisser sa carrière en plan pour s'occuper de sa famille, et ce, à une époque où le modèle de la femme au foyer, heureuse et épanouie par ses tâches ménagères, était largement véhiculé. »
-- Marie-Julie Garneau (source)

« De mère en fille [...] marque une date importante : il s'agit du premier long métrage entièrement conçu par une femme au Québec. L'empreinte qu'il laisse sur les décennies à venir est vaste et ne doit pas être sous-estimée. En effet, il introduit une double nouveauté que le cinéma québécois n'avait guère explorée jusque-là : d'abord, une thématique, la grossesse, sujet éminemment privé dont on considérait alors qu'il ne devait pas être montré; d'autre part, un point de vue différent de celui qui était préconisé par les réalisateurs masculins et allant de pair avec une approche cinématographique singulière et neuve. »
-- Jean-François Hamel (source)

« Dans De mère en fille, le direct, le fictif, le rêve s'entremêlent et créent une tension. Le fictif a des allures de direct, la comédienne étant une femme réellement enceinte; par ailleurs, le direct est parfois dramatique et fait partie de la fiction, ainsi la séquence des femmes qui font les exercices prénatals de respiration, et la séquence de la césarienne que subit Liette Desjardins. À d'autres moments, le direct est documentaire et vient compléter la réalité de la fiction, ainsi l'accouchement naturel par une femme dans un hôpital en Tchécoslovaquie, les séquences touchant les garderies et les usines dans ce pays. Mais voilà que le personnage de la fiction fait partie du documentaire et ce dernier prend des allures de dramatique lorsque Liette Desjardins se promène parmi les machines des usines en Tchécoslovaquie. »
-- Francine Prevost (source)

Citations sur De mère en fille [en anglais]

« Before 1970, only one feature film [in Quebec] was directed by a woman: De mère en fille by Anne Claire Poirier at the National Film Board. »
-- Jocelyne Denault (source)

« Focusing on one woman's (Liette Desjardins) experience of pregnancy and motherhood, [Anne Claire] Poirier combines the surreal with the everyday as Liette moves between dream visions and her regular life. It is through the exploration of a woman's physical and mental movement into maternity that a highly transgressive notion of female subjectivity is constructed. »
-- Jessica B. Langston (source)

« De mère en fille is structured as a physical and mental movement of the central woman into maternity and its imaginary, domestic, and cultural contradictions. This movement is marked by studied images of her caressing her pregnant body, stationed before a mirror to absorb this pleasure; intimate scenes of her husband kissing her belly and their love making; the paranoia of a fantasy of entrapment on a beach; the solitariness of another woman's Caesarean section; and the mind-numbing routines of motherhood. »
-- Joan Nicks (source)

Bibliographie sur De mère en fille

Brèves parties de livres

Articles de revues scientifiques

Articles de journaux ou de revues grand public

Sites Web sur De mère en fille


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